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- Morbidité et mortalité liées à la septicémie maternelle
La septicémie maternelle est une urgence obstétricale et une cause majeure de morbidité et de mortalité maternelles. Son diagnostic précoce chez la femme enceinte et en post-partum peut s'avérer difficile, car les modifications physiologiques normales de la grossesse peuvent masquer les signes et symptômes de la septicémie. Trois retards principaux ont été associés aux décès maternels : les retards de diagnostic, les retards de traitement et les retards dans la prise en charge. Ce document a pour objectif de passer en revue l'épidémiologie, les causes fréquentes, les éléments clés du dépistage, du diagnostic, du traitement et des séquelles à long terme de la septicémie pendant la grossesse et le post-partum. La plupart des cas survenant en dehors de l'hôpital, il est crucial d'informer les patientes sur les signes d'alerte afin qu'elles consultent rapidement un médecin. Pour les cliniciens, une vigilance accrue face à toute anomalie, suivie d'une évaluation clinique et biologique des signes d'atteinte des organes, d'une antibiothérapie rapide et du rétablissement de la perfusion (par réanimation liquidienne et administration de vasopresseurs) est essentielle pour optimiser les résultats. Le dépistage des effets à long terme et l'orientation vers des soins spécialisés sont essentiels au rétablissement des patientes. Un diagnostic précoce, une évaluation ciblée et un traitement rapide adapté à l'étiologie la plus probable de la septicémie maternelle, incluant un contrôle rigoureux de la source de l'infection, sont des étapes nécessaires pour réduire la morbidité et la mortalité maternelles liées à la septicémie. - Paludisme pendant la grossesse
Le paludisme pendant la grossesse est une maladie grave. Il augmente le risque d'issues défavorables de la grossesse, notamment un faible poids à la naissance, une fausse couche et un accouchement prématuré ; cette prévention, ainsi qu'un diagnostic et un traitement rapides, sont essentiels. L'avis souligne l'importance d'envisager le paludisme dans le diagnostic différentiel d'une fièvre d'origine inconnue, même chez les patientes n'ayant pas voyagé dans des pays où la transmission est connue. Il souligne également l'importance d'un diagnostic et d'un traitement précoces pour éviter le développement d'un paludisme grave, une affection potentiellement mortelle, et pour réduire la transmission aux moustiques locaux. La publication de cet avis incite les obstétriciens et autres professionnels de santé à revoir leur approche du paludisme, en se concentrant sur ses effets sur les patientes enceintes, le fœtus et les nouveau-nés, et en formulant des recommandations pour la prévention et le traitement du paludisme pendant la grossesse. La Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030 a été adoptée par l'Assemblée mondiale de la Santé en mai 2015. Elle fournit un cadre global pour guider les pays dans leurs efforts visant à accélérer les progrès vers l'élimination du paludisme. - Tuberculose pendant la grossesse
La tuberculose (TB) non traitée représente un plus grand risque pour une femme enceinte et son fœtus que son traitement. La streptomycine est le seul médicament antituberculeux dont il a été démontré qu'elle a des effets nocifs sur le fœtus humain (surdité congénitale) et ne doit pas être utilisée. Le pyrazinamide (PZA) peut probablement être utilisé en toute sécurité pendant la grossesse et est recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Union internationale contre la tuberculose et les maladies pulmonaires (IUATLD). Si le PZA n'est pas inclus dans le schéma thérapeutique initial, la durée minimale du traitement est de 9 mois. Pour les femmes enceintes atteintes de tuberculose multirésistante (MDR), le traitement doit être effectué en consultation avec l'expert en tuberculose multirésistante. De nombreux médicaments actuellement utilisés pour traiter la tuberculose multirésistante peuvent être nocifs pour le fœtus. La plupart des patients atteints d'une tuberculose pulmonaire non traitée auparavant peuvent être traités soit par un schéma thérapeutique de 6 mois, soit par un schéma thérapeutique de 9 mois, bien que le schéma thérapeutique de 6 mois soit utilisé pour la majorité des patients. Tous les schémas thérapeutiques de 6 mois doivent contenir de l'INH, du RIF et initialement du PZA. L’objectif est d’achever toutes les doses d’ici 1 an. - Infection par le virus de l'hépatite C et grossesse
L'infection par le virus de l'hépatite C (VHC) a été qualifiée d'épidémie silencieuse, car après l'infection, de nombreuses personnes ne sont reconnues et traitées que des années plus tard. La revue décrit la prévalence de l'infection par le VHC pendant la grossesse, évalue les facteurs de risque actuels associés à la positivité des anticorps du VHC et identifie de nouveaux facteurs de risque composites pour l'identification des groupes les plus susceptibles de démontrer une séropositivité aux anticorps du VHC dans une population obstétricale. Il a été démontré que les nourrissons nés de femmes séropositives pour le VHC sont plus susceptibles d'avoir un faible poids à la naissance, d'être petits pour l'âge gestationnel, d'être admis en unité de soins intensifs ou de nécessiter une ventilation assistée. Le dépistage universel du VHC pendant la grossesse est une stratégie juste et réaliste qui devrait être mise en œuvre dans les systèmes de santé du monde entier. Dans cette revue, nous avons également fourni un aperçu à jour des preuves existantes sur l'utilisation pédiatrique des antiviraux à action directe (AAD), résumant les indications de traitement et les recommandations de surveillance.
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